Hymne à l’espoir.

Alors que ces dernières semaines, ces derniers mois voire même ces dernières années furent particulièrement difficiles en terme d’acceptation de soi, je ressens le besoin depuis quelques temps d’écrire cet article. Je crois finalement que je parviens peu à peu à lâcher prise, du moins, à accepter de ne pouvoir tout contrôler, de n’être parfaite, de ne pouvoir être parfaite. Régulièrement, j’évoque les réseaux sociaux comme étant la source de mon mal-être, et il est vrai qu’ils y contribuent. Il s’agit d’un comble me direz-vous. Je suis de mes proches celle qui possède le plus de comptes sur ces plateformes. Cependant, cela fait quelque temps que j’essaie de m’en éloigner, de voir la vie à travers mes propres yeux et non au travers des yeux d’autrui.

Lorsque je vois les photographies des personnes que je suis sur Instagram notamment, je me sens littéralement inférieure à elles, comme si je ne valais rien, comme si j’étais complètement dépourvue d’intérêt. Ces personnes, qui devraient principalement être sources d’inspiration, deviennent alors, à mes yeux, sources de comparaison, et me mènent à perdre le peu de confiance que j’ai en moi. Certaines sont de véritables artistes, d’autres des reines de la communication. Il y a celles qui ont réussi à se libérer d’un fardeau, d’autres qui sont parvenues à se consacrer à leur passion. Et puis il y a ces personnes belles, pleines de charme, qui me rappellent que je ne suis pas dotée du visage et du corps que j’aurais rêvé avoir.

Pendant longtemps, je considérais ces personnes comme « parfaites ». Finalement, avec le temps, j’ai compris qu’elles ne l’étaient pas, mais qu’il s’agissait de l’image que j’avais d’elles qui était parfaite. Il se peut alors que la vision que j’avais d’elles était erronée, me menant ainsi à être malheureuse alors qu’il n’y avait lieu d’être. Il se peut même que ces personnes soient les premières à manquer de confiance en elles alors qu’elles sont de véritables inspirations pour autrui. Cette quête de la perfection est réellement la source d’un mal-être profond, la source de tous mes problèmes, pourrais-je admettre.

Ce déclic s’étant produit, j’essaie maintenant de lâcher prise, de ne plus vouloir tout contrôler, cela étant impossible. J’essaie alors de rester éternellement inspirée par ce qui m’entoure, par les personnes qui m’entourent et celles que je suis sur les réseaux sociaux. Cependant, je refuse et je m’interdis maintenant de me comparer à elles, de me comparer à qui que ce soit.

Personne n’est infaillible, personne n’est doté exclusivement de qualités. Nous avons tous nos défauts, à nous de les minimiser, de travailler dessus et de les transformer en force, si possible. Maintenant, je cherche seulement à prendre conscience de toutes les ressources que je possède, à les apprivoiser, et à m’en servir pour pouvoir agir au mieux au quotidien. J’essaie de m’assurer que je fais tout ce que j’entreprends du mieux possible et il est ainsi inutile de culpabiliser si certains aspects ne se déroulent comme je l’avais imaginé, selon mes attentes, parfois trop exigeantes. Je ne suis parfaite, je ne serai jamais parfaite. Or, je mérite tout de même d’être heureuse, je mérite tout de même de prendre soin de moi. Je mérite d’exprimer ce que je ressens, j’ai le droit de montrer des signes de faiblesse, j’ai le droit d’ignorer certains faits, j’ai le droit d’être infaillible, tout simplement car je SUIS. Je ne suis un robot, et chaque personne de ce monde mérite cela. Pourquoi cette quête incessante de la perfection puisque celle-ci n’existe pas et surtout, qu’elle est différente aux yeux de chacun ? Soyons nous-mêmes, là est la réelle perfection. S’autoriser à être soi, s’autoriser à vivre pleinement, sans être dans un contrôle permanent de nos moindres faits et gestes, de nos moindres paroles, de nos moindres envies. Vivons. Soyons heureux, soyons fiers des personnes que nous sommes aujourd’hui.

J’ignore s’il s’agit de mon humeur du jour, s’il s’agit d’un état d’esprit qui s’est peu à peu installé en moi. J’ignore si celui-ci va rester, si cette acceptation de n’être parfaite va perdurer. Cependant, je savoure l’instant présent, je savoure le fait de prendre conscience que je ne peux tout contrôler bien que je fasse tout ce qui est en ma possibilité pour réussir, pour être une personne meilleure chaque jour. Là est l’essentiel. Savoir que nous nous donnons les moyens, que nous ne restons les bras croisés. Et que bien que certains aspects de la vie peuvent se faufiler entre nos doigts, le travail que nous fournissons portera nécessairement ses fruits, quels qu’ils soient.

Ce fut un hymne à l’espoir, mon hymne à l’espoir.

Prenez soin de vous.

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Je suis sur YouTube ?

Voilà une semaine à présent que j’ai posté ma toute première vidéo sur YouTube. Ceci n’était pas réellement dans mes projets, bien que l’idée me soit tout de même venue à l’esprit à plusieurs reprises. Pour être tout à fait honnête, je m’imaginais sur YouTube il y a déjà plus de cinq ans de cela. Pour autant, je ne me sentais pas assez à l’aise avec moi-même, avec l’image que je projetais, que je renvoyais, et cela me paraissait impossible de me montrer, de me dévoiler au grand jour. Je ne suis à l’aise avec ma voix et encore moins avec mon apparence physique.

Or, ces derniers mois, j’ai réellement ressenti ce besoin de communiquer oralement, de travailler mon éloquence, prenant conscience que je ne pouvais tout exprimer à l’écrit. Par ailleurs, cela ne peut que m’aider pour ma carrière professionnelle qui se jouera dans les prochains mois et j’essaie réellement de maximiser mes ressources, d’améliorer mon aspect communicationnel. Etant relativement une grande bavarde, cela répond aussi à un besoin de m’exprimer à l’oral sans devoir garder tout ce que je pense au fond de mon âme.

YouTube me permettra ainsi de diversifier mon contenu, de pouvoir traiter de sujets qui me semblent moins enclins à être traités de façon « artistique ». A mes yeux, l’écriture est un art, il s’agit de ma plus grande passion, et je ne m’imaginais écrire à propos de sujets lambdas qui ne peuvent supporter une forme « poétique ».  En effet, j’ai réalisé un article cet été sur ce que sont véritablement les études par correspondance, et croyez-moi, ce n’est pas celui qui me semble le plus mélodieux… C’est pourquoi je pense le retravailler et le faire également sous format vidéo, ce qui d’ailleurs semble en intéresser beaucoup suite aux résultats d’un sondage que j’avais réalisé sur Twitter ! Cela permettra de rentrer davantage dans les détails et que cela soit moins abstrait.

J’ai par ailleurs réellement été encouragée par mes proches et par certain.e.s de mes lecteurs / lectrices à créer une chaîne YouTube, ces derniers pensant que je pourrais peut-être avoir davantage d’impact et aider une part de la population plus importante. C’est ce que je souhaite de tout cœur. Pour l’hypersensible que je suis, je n’ai beau être réellement heureuse, je ressens pourtant ce besoin de sauver l’humanité, du moins, les quelques personnes qui m’entourent pour commencer. Je suis peut-être ambitieuse, mais je reste lucide.

Vous pouvez donc retrouver ma toute première vidéo au sujet de l’hypersensibilité qui m’a d’ailleurs été très demandée en cliquant ICI. J’ai réellement pris beaucoup de plaisir à la filmer, à la monter, j’ai hâte d’avoir vos retours et vos conseils pour que je puisse m’améliorer davantage. En effet, c’est une première et celle-ci est loin d’être parfaite. Un petit abonnement en plus à la chaîne m’encouragera énormément !

J’attends également vos suggestions pour les prochaines vidéos, dites-moi les sujets que vous souhaiteriez que je traite, j’essaierais de répondre au maximum à vos demandes. J’espère en tout cas que cette petite nouvelle vous fera plaisir, il s’agit d’une toute nouvelle façon d’échanger pour moi, et je pense que cela peut m’apporter énormément, apporter énormément à mon évolution personnelle.

Prenez-soin de vous. ❤

L’art de réchauffer le cœur.

Bien que l’envie d’écrire soit constamment présente, vous constaterez si ce n’est déjà le cas que mes articles sont de moins en moins réguliers. Je suis constamment à la recherche de nouveaux sujets sur lesquels écrire or, je suis réellement en manque d’inspiration depuis quelques temps et cela me rend folle. Il est cependant inutile de se forcer. J’ai bien des articles inachevés sous la main, mais cela se ressent inévitablement au travers des mots et je souhaite uniquement partager de la passion avec vous. J’ignore si le ciel m’a entendue, j’ignore s’il s’agit d’une question de hasard ou de synchronicités, mais je viens tout juste de recevoir un mail qui m’a immédiatement donné l’inspiration pour rédiger ces quelques mots.

Sans dévoiler le corps de ce message qui reste personnel, je tenais à partager le fait que j’y ai puisé énormément de bonheur, énormément de chaleur, et je ne peux qu’avoir de la gratitude envers cette personne. Il s’agit de ces mots qui donnent du baume au cœur, qui redonnent confiance en soi ainsi qu’en l’humain, qui rappellent que l’esprit solidaire de l’humanité n’a pas complètement disparu.  Il s’agit de ces mots qui nous redonnent la motivation quand nous l’avons perdue, qui nous donnent l’envie de croire en nous lorsque nous sommes en plein doute. Il s’agit de ces mots pleins d’espoir, pleins de bienveillance, qui nous font comprendre que nous sommes épaulés alors même que nous nous sentons terriblement seuls. Ces mots qui nous redonnent un petit peu de valeur lorsque nous pensons être totalement inutiles, qui nous donnent l’envie de se surpasser, de continuer de créer, d’imaginer, d’inspirer autrui dans la mesure du possible. Ces mots, qui, lorsqu’ils sont prononcés, sont porteurs d’une sincérité incroyable.

Il me semblait important de partager cela avec vous, d’une part car j’ai reçu ce message plein de bienveillance grâce au blog, mais surtout, pour prouver à quel point il est important d’oser dire ce que nous pensons, et d’oser exprimer ce que nous avons sur le cœur à autrui.  Il est réellement triste de constater que nous ne le faisons plus, ou plutôt, de moins en moins. La société contemporaine est devenue pudique, et bien que la tendance tende à se renverser, il est encore difficile de complimenter autrui, d’aller vers lui pour lui dire tout le bien que nous en pensons. Nous ne le faisons que trop rarement, et pourtant, ce que cela est bénéfique. Il s’agit d’un acte bénéfique pour la personne qui reçoit ces compliments, mais également pour la personne qui les prononce. Si nous sommes capables de voir le bien chez autrui, alors nous sommes sûrement capables de relever le bien qu’il y a en nous, ceci étant indispensable à notre bonheur personnel. Cela prouve que nous n’avons pas besoin de dénigrer les autres pour se sentir exister, chose qui malheureusement, monopolise la société d’aujourd’hui.  Et comme souligné précédemment, ces paroles pleines d’amour permettent de redonner de l’espoir à autrui, de rallumer la joie qui s’est éteinte au fond de certaines âmes, et cela n’a pas de prix. Prendre le temps d’écrire voire même de dire physiquement à une personne ce que nous pensons d’elle ne nous coûte rien, et pourtant, il s’agit d’un moyen d’égayer la journée d’une personne, d’égayer la nôtre.

A vous, chère lectrice, qui avez rendu ma journée encore plus lumineuse avec vos jolies paroles,

Merci du fond du cœur.

Se sortir de l’anorexie ? La vérité.

Je n’avais pas prévu d’écrire à nouveau un article à ce sujet pour le moment, essayant de me débarrasser de cette qualification que l’on me donnait et que je me donnais également, en toute lucidité. Or, ces derniers temps, je ressentais réellement le besoin de m’exprimer à ce propos, de faire un bilan de mon évolution depuis que j’ai publié le tout premier article sur le blog en Mai 2018. Comme il l’est mentionné, cela fait plusieurs années que je suis touchée par l’anorexie mentale et il est assez difficile de s’exprimer dessus, de partager nos ressentis quant à cette maladie. Ce premier article était là pour m’aider à mettre des mots sur mes maux, me permettre d’extérioriser mes angoisses, mes volontés, mes souhaits pour la guérison que je me prévoyais, ainsi, il me permettait de marquer la volonté que j’avais de m’en sortir.

Selon moi, j’ai fait beaucoup d’efforts, bien qu’ils paraissent pour certains de mes proches très minimes. Cependant, il faut savoir que c’est réellement bien plus difficile qu’on ne le pense, qu’il est impossible de changer nos habitudes du jour au lendemain. Je souhaitais donc m’exprimer à ce propos.

Je suis sur les réseaux sociaux et notamment sur Instagram, beaucoup de filles qui ont souffert d’anorexie mentale et qui s’en sont sorties ou qui sont dans un processus de guérison. J’ai choisi de les suivre pour m’accompagner sur le chemin de ma victoire, pour me motiver et me donner envie de me surpasser. En suivant ces personnes, j’ai cette impression que la guérison se fait en un claquement de doigt, comme par un coup de baguette magique. Elles partagent des photos de ce qu’elles mangent pendant ou après leur guérison, en écrivant des légendes qui témoignent d’une joie, d’un bonheur intense de manger une pizza en entier sans l’once d’une culpabilité. A travers ces comptes, nous avons comme l’impression que tout s’enclenche du jour au lendemain, comme si elles avaient eu un déclic durant leur sommeil. J’ai longtemps voulu croire en cela, je me suis longtemps persuadée que si j’avais réellement l’envie de m’en sortir, alors cela se ferait naturellement et que moi aussi, j’aurais ce déclic qui m’apporterait la guérison en quelques semaines. Ce n’est malheureusement pas si simple que cela.

J’ai tenté pendant quelques temps de ne plus compter les calories que j’absorbais, de ne plus faire autant de sport. J’ai réussi à m’y tenir quelques semaines, peut-être quelques mois. Depuis que je suis rentrée d’Angleterre, alors que mon médecin m’a menacée de me faire hospitaliser, j’ai cessé tout cardio intense alors que j’en faisais à raison d’une heure par jour depuis deux ans. Je me suis ainsi consacrée à la fitness, sport beaucoup plus doux qui me permettait de ne pas trop culpabiliser puisque j’avais énormément de mal à accepter le fait de cesser le sport du jour au lendemain. Or j’ai eu l’envie un jour de reprendre le cardio. Ce sport m’apportait réellement des bénéfices mentaux, cela m’aidait énormément en période de stress, dû notamment aux examens à la fac. Un jour, je me suis sentie stressée, j’avais du temps devant moi, c’était durant les vacances d’été, je me suis dit que j’allais me faire une petite séance pour me détendre. J’ai fait une séance, une seconde, une troisième… Je suis retombée dans ce cercle vicieux sans le vouloir.

J’en suis donc ici aujourd’hui. Je ne parviens toujours par à réintégrer les glucides lents dans mon alimentation, j’ai recommencé le sport, contre ma volonté. J’ai des angoisses monstres, je crains ne pouvoir me débarrasser des premières séquelles dont je souffre maintenant, je crains de m’être trop abîmé certains organes, et pourtant, je n’y parviens pas. Il est si difficile de tout changer du jour au lendemain, de changer ses habitudes alimentaires, son hygiène de vie… Il me semblait ainsi important de me confier en toute honnêteté puisque j’ai conscience que des personnes souffrant d’anorexie mentale me suivent et je refuse de faire croire que tout est rose, que la guérison, une fois que nous décidons de s’en sortir, se déroule parfaitement. J’avais tant l’impression qu’il était simple de guérir lorsque je suivais ces filles sur les réseaux sociaux. Cela m’attriste de constater que l’on cache à quel point c’est dur. Les personnes guéries postent des photos d’elles avant, pendant cette période anorexique et après, pour montrer l’évolution qu’elles ont réalisée. Or, il ne me semble pas qu’elles partagent leurs émotions, leurs difficultés, leurs échecs lorsqu’elles sont dans le processus même de la guérison, alors que c’est ce dont nous avons besoin en tant que malade pour comprendre qu’il n’est pas anormal de ne pas y arriver du jour au lendemain, que cela prend du temps, et que non, nous ne pouvons nous en sortir en deux semaines.

J’aurai encore tant de choses à dire, tant de ressentis à extérioriser, à partager, mais je vais finir cet article ici pour cette fois-ci, au risque d’être trop longue, au risque de me laisser submerger par mes émotions. Je souhaiterais seulement que l’on puisse mutualiser nos expériences, que l’on puisse s’entraider, et s’encourager, si vous-mêmes vous traversez une période compliquée.

Prenez soin de vous.

S’exprimer pour se libérer.

Il existe deux types de personnes ; celles qui parviennent à se faire entendre, et celles qui ne disent rien. Celles qui expriment leurs opinions, crient haut et fort ce qu’elles ont sur le cœur, et celles qui préfèrent nier voire refouler ce qu’elles ressentent. Celles qui s’affirment, celles qui s’éclipsent.

Refouler ses émotions, refuser de dire ce que nous pensons, est très souvent révélateur d’un grand manque de confiance en soi. Timide, introvertie et redoutant le regard des autres, j’ai toujours été de celles et ceux qui ont tout plein d’idées en tête, mais qui se taisent, sous prétexte que ce que nous avons à dire n’en vaut pas suffisamment la peine. Que ce soit la réponse à une question, une idée pour améliorer une situation, pour faire avancer un projet, un argument allant contre des principes immoraux, irrespectueux, j’avais la fâcheuse habitude de rester silencieuse. Je n’osais m’exprimer de peur de me faire humilier, d’être ignorée voire même rejetée de l’environnement social auquel j’appartenais. Je ne me sentais pas légitime d’émettre un quelconque avis, pensant être inférieure aux autres, pensant qu’ils valaient mieux que moi. Je m’interdisais d’exprimer mes émotions, de partager mes opinions, allant jusqu’à culpabiliser de penser différemment des autres. Et pourtant, mon cœur s’emballait, j’avais l’irrésistible envie de m’affirmer, mais je me censurais.

Mes proches ne cessaient de répéter qu’il était important que je m’exprime, que je partage mes opinions, celles-ci ne valant pas moins que celles d’autrui. Ils avaient conscience de ma valeur, ayant un regard plus objectif que celui que je me portais à moi-même. Ils m’estimaient, vantaient mes mérites, mais ils voulaient surtout me protéger, constatant les dégâts psychiques et physiques que cela provoquait ; Jacques Martel l’a prouvé, les maux physiques sont généralement des maux d’origine psychique (cf. cet article). Je ne parvenais à suivre leurs conseils, ne sachant me débarrasser de ma peur.

C’est seulement depuis un petit peu moins d’un an que j’ose dire ce que je pense, que j’ose partager mon désaccord, ma colère, que je cesse d’accepter ce qui ne me convient pas en l’assumant pour trouver un point d’entente.  Ma thérapie a été d’une grande aide quant au fait de se sentir légitime d’émettre un avis différent de celui d’autrui et de ne pas en craindre les répercussions. Mon psychiatre me demanda alors si j’avais réellement le sentiment d’être appréciée des personnes qui m’entouraient. Je constatai que non ; non je n’étais pas davantage estimée par autrui lorsque je me taisais, lorsque je n’exprimais pas ce que je ressentais. Certains disaient même que c’était un manque de personnalité. En soi, ils n’avaient pas réellement tort ; même si au fond de moi j’avais mes propres principes, valeurs et opinions, je ne les assumais pas et me contentais de me conformer aux autres pour m’assurer de me fondre dans la masse sans prendre le risque d’être humiliée. Or, c’est ainsi que j’avais permis à autrui de penser que j’étais illégitime de me prononcer puisque je m’étais toujours tue, et que je leur avais montré que je me sentais inférieure à eux. 

J’ai pris mon courage à deux mains il y a quelques mois pour commencer à dire ce que je pensais, souffrant de cette censure que je m’imposais à moi-même. Je remarquai alors que je n’étais pas davantage ignorée, même après m’être exprimée. J’étais peut-être même plus estimée par les personnes qui m’entouraient, certaines venant me remercier d’avoir exprimé ce qu’elles pensaient tout bas. Je constatai alors que cela permettait parfois de faire avancer les choses, et de cette façon, je prenais davantage confiance en moi. J‘osais enfin être moi-même, j’osais enfin assumer ce qui me pesait sur le cœur. J’étais davantage respectée par autrui puisque je prenais conscience de ma valeur et de la légitimité que j’avais de m’exprimer, ne leur permettant plus de me faire sentir inférieure à eux.

Plus qu’un droit, il s’agit d’un besoin. Combien de personnes souffrent de dépression notamment car elles ne partagent jamais ce qu’elles ont sur le cœur, qu’elles gardent tout pour elles ? Nos émotions refoulées finissent toujours par ressurgir tôt ou tard, pouvant causer d’énormes préjudices. Les non-dits vont à l’encontre de notre bien-être. Il ne s’agit pas d’être agressif ou violent lorsque nous nous exprimons, tout est une question de modération de nos propos.

Oser s’exprimer c’est oser exister, s’imposer dans la société qu’est la nôtre en tant qu’individu unique et authentique. Il est inutile de vouloir ressembler à autrui, de vouloir correspondre à ses attentes ainsi qu’à ses critères. La richesse de notre personnalité est notre unicité ainsi que notre authenticité. Il est important de la conserver, de jouir de cette liberté qui est d’être nous-mêmes. Nous ne pouvons plaire à tout le monde, il est ainsi inutile de craindre d’être rejeté par autrui en nous exprimant. Cela permettra même de garder auprès de nous les personnes qui nous aiment pour ce que nous sommes réellement, qui nous apprécient à notre juste valeur. S’exprimer est une preuve de respect envers nous-mêmes. Il s’agit de la preuve que nous prenons conscience de notre légitimité d’être, ce qui est fondamental pour notre épanouissement personnel.

Prenez soin de vous. ❤

Lien vers l’article enregistré sous format audio : https://youtu.be/CkZD09iii28

 

 

[Writing] D’amour et d’Heure Bleue

Toujours aussi passionnée d’écriture, toujours dans l’espoir de me faire remarquer pour le travail que je fournis, j’ai récemment participé au prix littéraire organisé par Aufeminin.com en collaboration avec la maison d’édition Michel Lafon. J’ai fait lire ma nouvelle à un certain nombre de mes proches et tous m’ont fait des retours plus qu’incroyables. Alors même si je ne suis pas la future écrivaine de demain, je tenais à partager ces quelques paragraphes dans lesquels j’ai mis toute mon âme. En espérant que celle-ci vous plaira. Prenez soin de vous. ❤

***

Sur le pont des arts, un chevalet bancal, un châssis jauni par le temps, quelques tubes d’aquarelle jonchant le sol. Tel était le décor auquel étaient confrontés les Parisiens alors que le soleil s’estompait peu à peu pour laisser place à la nuit. Certains avaient pris l’habitude de le saluer, d’autres de contempler les formes dessinées sur ses toiles. Alors qu’ils se pressaient de regagner leur résidence pour profiter de leur fin de journée, Clovis, lui, commençait la sienne. Chaque dégradé de bleu et de teintes orangées donnait naissance à une nouvelle œuvre, œuvre qui n’était autre que le symbole de l’amour.

Un homme agenouillé aux pieds d’une femme ; une demande en mariage. Des personnes âgées blotties sur un banc ; des retraités qui n’avaient jamais cessé de s’aimer. Une fillette se précipitant dans les bras d’un jeune homme en poussant des cris aigus ; une fratrie qui n’avait été réunie des mois durant.  Il était entouré d’amour, d’un amour inconditionnel. Chaque soir, à l’heure où l’obscurité s’emparait du ciel, il trouvait l’occasion de peindre ce sentiment, celui auquel nous ne croyions plus, celui qui, pourtant, continuait de conquérir notre cœur, continuait de dominer son cœur.

Un cœur meurtri, brisé par un amour qu’il pensait éternel. Elle était partie, sans un mot, sans aucune explication. Il l’avait tant aimée, tant admirée. Un soir, alors qu’il souhaitait lui passer la bague au doigt, il était rentré chez lui et constatait que son appartement était vide, dépouillé de toute affaire féminine. Pourtant, malgré l’incompréhension, la colère et la tristesse, il s’était toujours refusé de cesser de croire en l’amour, pensant que seul le meilleur était à venir, que rien n’était réellement le fruit du hasard.

Il s’était alors réfugié dans la peinture pour oublier, pour permettre à son cœur de s’exprimer. Il aimait nourrir celui-ci des sentiments d’autrui, de la tendresse qui émanait des passants ; il aimait dépeindre les rires des enfants, les larmes de joie naissant des retrouvailles, la complicité s’échappant du regard des jeunes mariés. 

Pourtant, en cette douce soirée d’octobre, alors que la Lune dévoilait peu à peu ses poussières étoilées, son regard s’était posé sur la silhouette effacée d’une femme. Cette femme qui paraissait à la fois partagée entre un sentiment de tristesse et d’allégresse. Une lettre entre les mains, quelques larmes au bord des yeux. Elle la déchira, en trois, puis en mille morceaux. Un soupire, une profonde inspiration. Elle respirait l’air pur à plein poumons, elle était enfin libre. Il croisa son regard. Elle comprenait alors qu’en cette fin de soirée, elle était sa muse. A mesure qu’elle s’approchait de lui, une fragrance poudrée et orientale embaumait l’atmosphère, un voile mêlant néroli, vanille et fève tonka. L’Heure Bleue. Le parfum de son premier amour. Était-ce un signe, ou une simple coïncidence ? La nuit n’avait peut-être pas encore trouvé son étoile, mais Clovis, lui, avait trouvé la sienne.

***

Réviser moins ET mieux ?

Il y a quelques mois déjà que j’avais vaguement entendu parler de la technique Pomodoro (« tomate » en italien) sans pour autant m’être réellement intéressée au concept. Pourtant, une technique qui promet de nous rendre davantage performant tout en travaillant moins, cela fait rêver. Seulement, après avoir lu les différentes étapes à suivre pour s’approprier au mieux cette méthode, j’ai eu ce sentiment qu’elle n’avait rien de révélateur, qu’il s’agissait d’une technique lambda parmi tant d’autres.

Or, il y a quelques jours, alors que je révisais pour mes différentes épreuves de concours et que je commençais réellement à saturer de certaines matières, le mot « Pomodoro » a surgi dans ma tête, sans raison. Si vous me lisez depuis un moment vous savez sûrement que je ne crois plus réellement aux coïncidences mais plutôt aux synchronicités, et je me suis ainsi posée quelques instants pour m’intéresser de nouveau à cette méthode qui m’était revenue soudainement en tête. Après quelques recherches sur internet, après avoir lu quelques rapports scientifiques, je me suis laissée tenter, pensant qu’il y avait tout à y gagner, que j’avais tout intérêt à essayer. Pour être tout à fait honnête, j’ai été littéralement conquise par cette méthode dès la fin de la première journée.

Il s’agit alors de diviser son temps de travail en plusieurs sessions, soit, en plusieurs « tomates »… La méthode conseille de se concentrer sur une tâche de 25 à 45 minutes, privilégiant tout de même 25 minutes, le cerveau étant davantage disponible sur des périodes courtes. Après ces 25/…/45 minutes, il s’agit de mettre son minuteur sur 5 minutes et de se donner à n’importe quelle occupation, pourvu qu’elle ne soit celle que nous étions en train de réaliser. Cinq minutes, cela semble peu. Mais c’est suffisant pour faire un tour sur les différents sociaux et constater qu’il n’y a rien de bien nouveau depuis l’heure précédente, pour regarder ses mails, se faire un thé… Cinq minutes pour laisser son cerveau respirer, s’imprégner de ce que nous avons lu et entendu, mais pour ne pas totalement déconnecter celui-ci de la tâche « travail », ce qui serait davantage le cas si nous prenions une pause plus longue. Au bout de ces cinq minutes, l’objectif étant de remettre son minuteur pour une session, à la fin de celle-ci, petite pause… Il est ainsi conseillé de réaliser ce scénario quatre fois avant de s’accorder une pause bien plus longue. Ainsi, l’objectif de ces séances de travail est de totalement déconnecter du reste, de ne se focaliser que sur la tâche à accomplir, tâche que nous aurions définie en amont. Portable sur silencieux, télévision éteinte, toutes stimulations de l’environnement bannies… Nous nous concentrons uniquement sur ce que nous faisons pour donner le meilleur de nous-mêmes.

Pour ma part, j’ai fait le choix de diviser mes sessions de travail en 30 minutes et cela me convient plutôt bien. Le fait d’avoir un minuteur est réellement une source de défi et lorsque nous sommes addict(e)s aux challenges, cela ne peut être que source de réussite. Je suis quelqu’un qui travaille beaucoup, voire même trop, mais qui est facilement déconcentrée par son environnement (#hypersensibilité notamment). Ce faisant, je ne suis pas réellement performante bien que je puisse passer dix heures sur une même tâche et cela est plus déprimant qu’autre chose. Grâce à cette méthode, les matières qui étaient mes pires ennemies lors de mes séquences de révisions sont devenues d’agréables connaissances, je suis contente de les réviser à l’idée d’avoir un petit challenge de temps à relever, sachant que cela me permettra par la suite de prendre du temps pour faire ce qui me plait.

Il est évident que j’adore tester de nouvelles méthodes pour devenir de plus en plus performante et celle-ci fait définitivement partie de mes favorites. Je suis toujours à la recherche de nouvelles techniques et il me tarde d’en trouver d’autres à vous partager pour que l’on améliore tous ensemble nos performances cérébrales ! Si vous en avez à me partager, celles-ci sont les bienvenues !

Prenez soin de vous et bon courage pour vos examens si vous en avez. ❤

Pas à ton goût ? Et alors ?

J’essaie au maximum de partager des vibrations positives à travers chaque article que je poste sur le blog pour voir la vie du bon côté, mais parfois, je me sens envahie par l’envie d’écrire ce que je ressens à propos de la société dans laquelle j’évolue et il m’est impossible d’enfouir ce que j’ai sur le cœur en ce moment.

Pour tout avouer, je suis chaque jour de plus en plus consternée face à l’importance que nous accordons à l’apparence physique d’autrui, consternation qui a tendance à s’accroitre en fin d’année, ceci étant dû à l’élection annuelle de Miss France. Je pourrais évoquer des dizaines de raisons pour lesquelles je suis contre cette émission et cette élection, mais l’une des raisons principales est bien celle du déferlement de commentaires négatifs au sujet de l’apparence physique des candidates.

Lors de cette émission, il est impossible sur les réseaux sociaux de passer à côté de commentaires malveillants, méchants, voire même haineux de la part de certains. J’ai comme ce sentiment que la société pense qu’à partir du moment où autrui s’expose, et ce de façon générale, la personne a ainsi accepté de recevoir des centaines et des centaines de critiques sur son apparence physique; « il poste une photo de lui sur Instagram ? Alors il est d’accord pour que je lui dise qu’il est laid », « elle se présente à l’élection Miss France ? J’ai le droit de crier haut et fort que sa silhouette ne me plaît pas. » Par ailleurs, certains osent même dire qu’une personne est légitime de s’exprimer ou  non sur un sujet lambda sous prétexte que son physique ne leur plaît pas; « mais on s’en fiche de ton avis, tu as vu ta tête ? ».

Lorsque je lis certains commentaires sous des photos ou vidéos sur les différents réseaux sociaux, je suis plus souvent envahie de colère que d’espoir face à l’être humain. Pourquoi certaines personnes ressentent le besoin d’écrire ce qu’elles pensent ? Pensent-elles que leur avis est nécessaire ? Pensent-elles que les personnes qu’elles critiquent attendent leurs opinions pour continuer de vivre ?

Je souhaitais notamment prendre l’exemple d’une vidéo que j’ai vue sur Facebook qui m’a réellement poussée à écrire cet article. Il s’agissait d’un entraînement sportif que proposait la coach sportive mondialement connue; Kayla Itsines. Kayla propose ainsi ses services pour aider les personnes à fournir des efforts pour obtenir les transformations physiques qu’elles souhaitent, dans le but de s’accepter, de prendre confiance en elles mais également de faire attention à leur santé pour certaines. Cela part d’une intention si bienveillante. Je suis totalement répugnée de voir dans les commentaires que certain(e)s prennent un plaisir immense à déferler des critiques sur son physique, telles : « que cherche-t-elle à faire ? perdre un os lol ? », « où est son cu* MDR ? », « qu’est-ce qu’elle est moche ptdr » et j’en passe. Ici, Kayla est pensée illégitime de proposer un entraînement sportif car elle est « trop » mince. Or, nous savons tous pertinemment que si elle avait eu plus de formes, elle aurait été jugée trop « ronde » pour s’exposer comme « coach sportive ». POURQUOI, je demande bien POURQUOI ce besoin d’émettre de tels avis ? Pourquoi ne pas passer son chemin si l’unique but à ces commentaires est de partager des vibrations si négatives ?

Je me répète, mais qui a demandé à ce que nous émettions un quelconque avis sur l’apparence physique d’autrui et ce gratuitement ? Qui a demandé à ce que nous disions si une personne est légitime ou non de s’exprimer en fonction de son apparence ? Je pense d’ailleurs que l’incompréhension la plus totale que j’ai face à tout ceci est comment le fait de critiquer autrui puisse être une telle source de satisfaction ? Comment certaines personnes parviennent-elles à tirer autant de plaisir à être si méchantes alors que leurs paroles ont un réel impact psychologique sur les personnes visées ?

Certains seraient tentés de dire qu’il s’agit d’un sentiment de jalousie. Cela est possible pour certaines personnes mais je pense également que la jalousie n’est pas la seule explication à un tel acharnement. Il est fort probable que les personnes qui émettent des critiques si négatives trouvent que telle ou telle personne n’est pas à leur goût. Certes, il est impossible de voir la beauté partout. Je pense alors que certaines personnes ne savent pas se retenir et ont un réel besoin de partager leur opinion au monde entier, alors que celui-ci, dans cette situation, n’est pas le bienvenu.

Cela m’amène à me demander pourquoi nous nous attachons sans cesse à l’apparence physique d’autrui pour savoir si nous souhaitons ou non apprendre à le/la connaître ? Je suis personnellement du genre à porter mon attention sur ce que la personne face à moi dégage comme ondes, à porter mon attention sur ses propos pour savoir si je peux m’intéresser davantage à elle, selon mes critères d’affinités. Jamais, ô grand jamais, je choisirais de parler à telle ou telle personne sous prétexte que son apparence physique me plaît ou non. Cela est une réelle source d’incompréhension et je donnerais tout pour que nous cessions d’accorder autant d’importance à l’apparence d’une personne. Personne n’a décidé de naître avec des yeux bleus, avec un nez retroussé ou avec une bosse, cela ne devrait être en aucun cas source de discrimination, d’exclusion et de critiques.

J’espère ainsi du plus profond de mon cœur que cette tendance sera amenée à être renversée,

Sur ce, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année.

Prenez soin de vous.

Quel bilan de mon année 2018 ?

Alors que 2018 s’achève dans quelques jours (déjà !), il me tenait à cœur de faire la rétrospection de cette année qui fut très riche pour moi. J’ai toujours aimé faire le bilan de la fin d’année écoulée, qu’elle eût été positive ou négative. Je trouve cela si excitant de penser que nous n’avions aucune idée de la direction qu’allait prendre notre vie et que celle-ci puisse changer du tout au tout en si peu de temps. En ce qui concerne 2018, je dois avouer que je ne m’attendais pas à vivre un quart des événements qui se sont produits. J’ai ainsi fait un petit bilan des douze mois écoulés, chacun m’ayant apporté de quoi évoluer. Ceci n’ayant rien de privé, j’ai pensé qu’il pouvait être intéressant de vous le partager (le blog étant un peu mon journal de bord).

Le 20 Janvier 2018 a marqué un énorme changement. Je me suis envolée pour l’Angleterre dans le but de valider mon dernier semestre de licence. Certains le savent déjà, ce ne fut pas l’expérience la plus joyeuse de ma vie et ce pour des raisons médicales et psychologiques. Mais plus je prends du recul, plus je me rends compte que ce fut une expérience incroyablement bénéfique pour mon évolution. Je me suis retrouvée seule face à moi-même au moment où je mettais la priorité sur les gens qui m’entouraient, au moment où j’avais l’unique envie de disparaître. J’ai du tenir, prendre sur moi, faire un énorme travail pour apprendre à m’aimer peu à peu. Encore maintenant je me demande comment j’ai pu me haïr à ce point et ces retrouvailles avec moi-même m’ont permis d’en apprendre beaucoup sur la personne que j’étais. J’ai pu découvrir ce qu’était la colocation, ouvrir mon esprit à diverses cultures, j’ai visité la ville de Londres et l’une des choses pour lesquelles je suis la plus reconnaissante est bien d’avoir retrouvé l’une de mes meilleures amies. Après dix ans d’amitié, quelques années durant lesquelles nous nous sommes perdues de vue, et après s’être retrouvées dans la même classe pendant trois ans, ce semestre nous a permis de retrouver cette relation fusionnelle et je n’en éprouve que de la gratitude. (Si tu passes par là, merci Maude <3)

En Février, toujours en Angleterre, j’ai rencontré deux de mes amies virtuelles que je m’étais faites après avoir fait moultes recherches en amont pour mon séjour. Cela m’a donc définitivement appris que les rencontres virtuelles n’étaient pas toutes mauvaises et que certaines d’entre elles pouvaient s’avérer réellement enrichissantes. Ces deux amies furent d’une aide précieuse durant tout mon séjour et jamais je n’oublierai les moments que j’ai partagés avec elles. J’ai pris conscience de mon état causé par l’anorexie et j’ai commencé à faire de réels efforts pour m’en sortir, et Dieu sait que ce n’était pas gagné.

En ce qui concerne le mois de Mars, celui-ci fut assez éprouvant niveau santé (un petit tour aux urgences durant l’Erasmus, le rêve !). Je suis rentrée en France pour les vacances, retour qui s’est avéré plus long que prévu. J’avais cependant besoin de celui-ci, j’ai pu réellement reprendre mon souffle pour repartir quelques semaines après au pays des scones !

J’ai commencé ma thérapie au mois d’Avril et bien que ce soit un long chemin, que cela ne puisse évoluer du jour au lendemain, je suis réellement fière d’avoir décidé de me prendre en main et de cesser de me morfondre. J’ai compris que de me plaindre sans cesse ne changerait rien, et que c’était à moi d’agir pour faire évoluer les choses. J’ai fait le choix de vivre, de profiter de ma jeunesse comme la plupart des étudiants qui m’entouraient et ce fut une grande étape. Par ailleurs, nous avons enfin mis un mot sur la maladie qui m’avait causé du tort pendant des années et je suis si heureuse maintenant que celle-ci soit sous contrôle. Miracle, on parvient toujours à trouver une solution !

Je pense avoir pris l’une de mes meilleures décisions durant le mois de Mai, celle de me lancer dans l’aventure de Lunastrea ! Il s’agit de l’une des expériences les plus incroyables qu’il m’ait été amenée de vivre jusqu’à présent. Je m’épanouis plus que jamais à travers celui-ci, j’ai fait des rencontres très importantes, je peux enfin assouvir ma passion pour l’écriture et cela n’a pas de prix. J’ai passé mes derniers examens en Angleterre et je suis revenue en France pour de bon.

L’une de mes plus grandes fiertés s’est produite en Juin. J’ai validé ma licence d’anglais avec mention Bien alors que beaucoup avaient perdu tout espoir en connaissant mon état physique. Je me suis donnée corps et âme pour valider ce diplôme pour pouvoir accéder au master et ce fut chose réussie !

J’ai commencé ma saison en hypermarché fin Juin donc mettons celle-ci plutôt en Juillet. J’ai été amenée à travailler avec une équipe géniale. Je garde encore contact avec quelques unes de mes anciennes collègues qui me manquent vraiment beaucoup. Ce job saisonnier m’a permis d’en apprendre encore davantage sur moi, il m’a permis de réaliser un énorme travail sur ma timidité et j’en suis plus que ravie.  Je recevais des compliments de la part des clients chaque jour, et croyez-moi, qu’est-ce que ça redonne espoir ! J’ai fêté mes 21 ans et j’ai compris ce que la vie voulait m’enseigner petit à petit, m’amenant à faire un véritable tri dans mes relations. Je suis presque repartie de zéro mais cela fait énormément de bien de reprendre les bases.

Sans mentionner le fait que j’ai passé Elie Semoun à ma caisse en Août (oh wait…), j’ai été amenée à faire l’une des plus belles rencontres possibles pour le blog ainsi que pour moi, spirituellement parlant. Il s’agit évidemment de Yann-Erick du blog Elévation. Cette rencontre s’est produite complètement par hasard (il n’y a-t-il réellement que des coïncidences ?) et j’ai ainsi réalisé ma première interview pour le blog. Ce fut un moment extrêmement enrichissant, Yann-Erick est une personne magnifique et je suis heureuse de pouvoir garder contact avec lui. 

Septembre est ainsi très vite arrivé et j’ai fait mes premiers pas en Master MEEF premier degré dans le but de devenir professeure des écoles. Je me suis alors inscrite au CRPE et je n’ai plus qu’à croiser les doigts pour obtenir mon concours durant le premier semestre de 2019. Je m’épanouis énormément dans ce master, je fais réellement ce qui me plaît et je parviens à continuer à écrire, ce qui me comble de bonheur.

En plus des nouvelles rencontres super chouettes que j’ai réalisées en Octobre, je me suis énormément rapprochée d’une camarade de classe que je considère maintenant comme une véritable amie. Elle m’en apprend énormément chaque jour, nous discutons énormément sur la vie, nous nous encourageons sans cesse pour notre concours et cela n’a pas de prix. (Hello Clo !)

Novembre fut lui aussi extrêmement enrichissant et il s’agit d’un mois que j’ai tout particulièrement aimé vivre. J’ai ainsi passé deux semaines en stage dans une classe de CP. J’ai adoré vivre cette expérience, je me suis incroyablement épanouie et cela m’a confortée dans le choix de devenir professeure des écoles en plus de pouvoir écrire en parallèle. Au sein de l’équipe éducative, j’ai fait une rencontre qui a réellement impacté ma vie, j’en ai appris énormément et j’ai encore envie de dire qu’il n’existe aucun hasard, que nous attirons à nous les personnes qui ont quelque chose à jouer dans notre parcours de vie ! (Josette, merci pour tout)

Et pour clore cette année très riche en rencontres, en expérience et en émotions, le mois de Décembre fut tout particulièrement propice à l’évolution du blog ! Le pouvoir des réseaux sociaux est impressionnant et nous avons donc atteint les 6000 vues sur celui-ci. Cela peut sembler dérisoire pour certains mais pour moi, cela est énorme. J’ai commencé celui-ci avec l’ambition d’aider le maximum de personnes possible à ma juste grandeur, je m’imaginais pouvoir atteindre, cinq, dix personnes, tout au plus. L’article ayant touché davantage de monde étant celui sur l’hypersensibilité avec plus de 1500 lectures depuis que je l’ai publié. Cela est bien la preuve qu’il existe des sujets dont on ne parle que très peu, qui sont pourtant des troubles qui affectent un nombre de personnes de plus en plus important !

J’ai tellement hâte de voir ce que 2019 me réserve, ce que cette année réserve pour le blog. J’espère de tout cœur qu’il continuera d’évoluer encore et encore, je ne me suis jamais sentie aussi épanouie que depuis que je m’exprime à travers lui. L’écriture est une réelle thérapie et d’échanger avec vous en fait également partie ! Par ailleurs, bien que les épreuves de la vie soient pour certaines difficiles, le regard que l’on porte sur elles change drastiquement notre état mental. Je ne cesse de me répéter, je n’ai pas vécu des événements très chouettes cette année, mais je vois en chacun d’eux une façon d’évoluer et je suis extrêmement reconnaissante de tout ce que cela a pu m’apporter !

Il est fort probable que le prochain article soit la liste de mes envies, de mes objectifs pour la nouvelle année à venir…. En attendant, je vous souhaite de passer de merveilleuses fêtes de fin d’années, et de profiter de chaque instant comme il se doit.

Prenez soin de vous. ❤